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Le luthier Blaise Banyak,

fasciné par le caractère

des grands violons crémonais...

choisit Jean Maurer et Lectron.

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D'Andrea Amati à Giuseppe Guarneri del Gesù, en passant bien sûr par l'incontournable Antonio Stradivari, le jeune luthier Blaise Banyak ne cesse d'être fasciné par les maîtres crémonais de la plus grande époque de l'histoire du violon, s'étalant de 1550 à 1750.

Du père de la lutherie moderne, Andrea Amati (1505-1577), Blaise est attiré par la tendresse, la finesse, l'élégance et la douceur des proportions presque féminines de ses violons.

Du génie incontestable et incontesté, Antonio Stradivari (1644-1737), il admire l'harmonie absolue, l'équilibre presque irréel des formes, comme la puissance régulière dans la gamme de la portée sonore, ainsi que la docilité de l'instrument pour le musicien.

De l'énigmatique Giuseppe Guarneri del Gesù (1698-1744), dont la vie tumultueuse lui valut de construire une partie importante de ses instruments "au violon", c'est à dire en prison où il termina sa vie, Blaise ressent une fascination certaine devant la puissance, la fougue presque agressive et la très forte personnalité de ses instruments. Souvent construits à la hâte, ils incarnent une certaine évidence par la spontanéité de la taille, comme une humanité dans le son par l'équilibre précaire et la sensibilité à fleur de peau de son créateur tourmenté, mais génial.

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Les détails des volutes, comme ceux des ouïes de ces 2 instruments de personnalités si opposées mettent visuellement en évidence leurs caractères sonores.

A gauche: finesse, douceur et tendresse presque féminine d'une copie d'un Andrea Amati (~1575).

A droite: force, personnalité rustique et virile d'une copie du Garneri del Gesù "Leduc" (1743).
(fabriqués par Blaise Banyak)

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Alors qu'un '"Strad" suggère au musicien sa personnalité exemplaire et lui permet un jeu parfait et prévisible, un "Guarneri del Gesù" impose sa fougue, et sa puissance virile au violoniste, qui rejette cet instrument s'il peine trop à s'adapter à lui, ou au contraire s'y attache comme à un être aimé pour ce qu'il est, comme il est...

Né en 1967, Blaise Banyak, dont le père est altiste à l'OCL, joue du violon de 7 à 14 ans. Après un break, il fait son apprentissage de luthier chez Phillipe Girardin à Neuchâtel, entre 1989 et 1994. Il y construit 18 violons, dont 3 sont des modèles "Guarneri del Gesù", 5 des "Stradivarius", et 2 des "Andrea Amati". Puis il réalise, pour son propre compte, un violoncelle qu'il dédie autant par affection personnelle que par inspiration à Giuseppe Guarneri del Gesù: ce génie malheureux de Crémone n'a jamais réalisé de violoncelle. Blaise voudrait lui offrir le sien, qu'il définit et construit dans un esprit de synthèse situé entre la folle vision du violon "Leduc", la tendresse d'un Andrea Amati, et l'équilibre parfait d'un Stradivarius.

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Cet instrument magnifique a conquis le violoncelliste du Quatuor Prazak, en mars 1995, en tournée en Suisse dans le cadre de la saison du Lutrin. A tel point que lors du concert qu'il donnait trois heures plus tard à l'Octogone de Pully/Lausanne, le musicien emporta cette merveille toute blanche, puisqu'elle n'était pas encore vernie mais en bois brut. Et la fit chanter dans le bis qui suivit la représentation: beaucoup de mélomanes s'en souviennent.

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Blaise Banyak devant sa chaîne hifi composée de 2 enceintes acoustiques
Jean Maurer 320D et d'un amplificateur à tubes Lectron JH 30

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La passion de Blaise pour ces chefs-d'oeuvres crémonais va donc de l'analyse des détails visuels jusqu'à celle des moindres nuances auditives. Une installation de haute-fidélité, capable de reproduire la musique avec le plus grand respect des timbres et des micro-informations qu'elle contient, représente un outil de travail complémentaire et incontournable à l'équipement d'un atelier de lutherie. A l'écoute de 2 enceintes acoustiques Jean Maurer 320D et d'un amplificateur à tubes Lectron JH30, Blaise Banyak à ressenti l'émotion habituellement réservée à la présence directe de l'instrument et du musicien. Installé chez lui, cet équipement apporte au luthier la possibilité d'analyse du caractère sonore propre à chaque grand violon.
Et à l'homme, la fascination du son authentique.

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