Les sources
daujourdhui et de demain
.
Sil est un domaine qui semble
bouger, cest bien celui des sources. Presque un
tremblement aléatoire, tant les projets de
nouveaux standards se succèdent. Certains meurent
avant de naître vraiment, dautres peu
après leur éclosion, comme la cassette DCC
ou le HDCD.
Vous être perdus ? Nous aussi ! Alors tentons de
faire le point (dans la poche).
.
.
le 78 tours 1897
- 1956
60 ans de présence
.
|
.
le microsillon 1956 -
1984
28 ans de haute-fidélité
.
|
La bande
magnétique
sur bobine,1958 - 1990
plus de 40 ans
de perfectionnement
|
- Après le cylindre
dEdison et les 78 tours, les microsillons tiennent
le haut du pavé, à côté des
bandes magnétiques, entre 1956 et 1984. Puis la
mini-cassette Philips, depuis les années 60,
apporte un support moins performant, mais aussi pratique
que répandu dans le monde. Tous sont analogiques,
cest-à-dire que le signal musical y est
inscrit par un dessin représentant le
signal sonore, aussi fidèlement que possible.
Mais, pris dans ce dessin, se trouvent des
défauts de surface inévitables
et générateurs de bruits de fond. La chasse
aux sorcières est lancée et plusieurs
systèmes réducteurs de bruits voient le
jour: Dolby A, B, C, puis HX Pro, pour ne citer
queux. Ils opèrent tous une compression de
dynamique à lenregistrement, puis une
expansion à la lecture.
Le bruit de fond est ainsi
diminué, mais des effets néfastes
apparaissent, dits de pompage, dus au temps de
réaction du compresseur-expanseur.
- Deux couacs majeurs jalonnent le
milieu des années 70: la cassette 8
pistes sans fin, bien trop fragile, et surtout la
quadriphonie où tant de fabricants peu
avisés se cassent les dents.
- Annoncé en 1978 par
Philips, cest en 1982 que le disque compact voit le
jour. Cest le vrai début de
lère numérique, puisque le signal
musical nest plus imagé par un
dessin, mais codé numériquement au
moyen dune série de notations binaires (16
bits - 44100 fois par sec). Chacune delles
indique lamplitude du signal à un moment
déterminé. Ce système, appelé
PCM (Pulse Code Modulation), est linéaire, donc
sans compression numérique.
Les débuts du CD ne furent
pas roses à tous points de vue: la technique de
pressage devait encore saffiner pour garantir une
constance de qualité correcte, et surtout la
chasse au bruit de fond continuait de hanter
lesprit de nombreux producteurs désireux de
rééditer leurs meilleurs succès en
CD. Latout publicitaire du CD étant un son
parfait et sans bruit de fond, les éditeurs
passèrent à la moulinette numérique
low-noise leurs bandes analogiques, tentant
ainsi de séparer la musique du bruit de fond, par
analyse de non répétitivité des pics
de ce dernier. Malheureusement, ces tristes machines
massacrèrent bien davantage la musique
quelles ne lui rendirent sa dynamique originale:
son pâteux par perte de détails, manque
daiguës et despace. Tristes
débuts du CD. Aujourdhui tous ont fait
mea-culpa, et les rééditions sont
désormais réalisées sans ces
transferts douteux.
.
|

|
Le compact disque
actuel
possède une capacité de 650
Mégabytes,
ce qui représente 74 à 79
minutes
en PCM 16 bits / 44.1 KHz
|
.
Le CD actuel est à son
âge dor: fabrication bien
maîtrisée, convertisseurs
analogiques-digitaux performants et même
quelquefois remarquables, mécaniques de lecture
toujours délicates, mais abouties. Un bon CD sur
une bonne installation donne des résultats
absolument superbes, où la musique, comme
lémotion quelle suscite, est
magnifiquement respectée. Mais voilà, les
brevets détenus par Philips et Sony arrivent
à échéance et ces deux géants
ne comptent pas se passer de la manne
régulière engendrée par les droits
de fabrication. Il leur faut donc envisager un nouveau
système de disque justifiant de nouveaux brevets.
Vous êtes peut-être mieux renseignés
quavant, mais dautant plus tristes de
constater que nous sommes leurs otages. Rassurez-vous, le
CD a encore de belles années devant lui, puisque,
comme vous le verrez plus loin, les gros se
battent entre eux.
- La cassette numérique DAT
(Digital Audio Tape) vient compléter le CD
à la fin des années 80: de format binaire
identique (16 bits/44,1 KHz), elle peut également
travailler en 48 KHz. Cette bande magnétique est
lue par une tête rotative, comme avec une cassette
VHS mais en miniature, en numérique et audio
uniquement. Sans compression de données, ce
système est aujourdhui très
utilisé par les professionnels. Un peu cher et
délicat, mais dune grande qualité
!
.
.